Sandy Cam facilite la mise en place et l’harmonisation des protocoles de prise en charge des femmes victimes de violences

CHU de Brest
24/11/2025
Sandy-Cam

« La maturité juvénile » comme elle aime à se présenter non sans une pointe d’humour (et de coquetterie), Sandy Cam se consacre à l’harmonisation des protocoles de prise en charge des femmes victimes de violences sur l’ensemble du département. Entre terrain hospitalier et coordination multisites, elle œuvre pour que chaque victime bénéficie d’un accompagnement structuré et complet, de l’accueil par un professionnel à l’éventuel dépôt de plainte. Clés de voûte du projet : le repérage des victimes et l’accompagnement. 

« Mon rôle, c’est un facilitateur dans l’harmonisation de protocoles sur le territoire. Je cherche à établir une prise en charge qui soit structurée pour les victimes, dès lors qu’elles intègrent un établissement sanitaire », explique-t-elle. Concrètement, Sandy Cam travaille actuellement à la mise en place et au déploiement d’un protocole départemental, sur le modèle de ce qui a été signé à Quimper en juillet dernier, adapté aux spécificités de chaque site, tout en coordonnant les acteurs sanitaires, médicaux, sociaux et judiciaires sur place. « La prise en charge des violences faites aux femmes ne s’arrête pas aux soins. Elle est globale », précise-t-elle. 

Avant d’assumer ce rôle de coordination, Sandy Cam a acquis une solide expérience sur le terrain. Sage-femme en début de carrière, elle a ensuite évolué vers le management (encadrement de l’équipe de la maternité) et participé activement à l’accueil et au suivi des patientes victimes de violences conjugales ou sexuelles, notamment au sein des urgences gynéco-obstétricales de Morvan.  « J’ai accompagné beaucoup de femmes victimes de violences conjugales mais aussi de viols. J’ai également été sensibilisée à la protection de l’enfance, parce qu’on sait que les enfants sont aussi des victimes des violences conjugales », témoigne-t-elle. 
 

Une expérience qui lui sera utile 

Sa démarche actuelle repose sur le dépistage systématique, la coordination des professionnels hospitaliers (psychologues, infirmiers, assistants sociaux), la mobilisation des associations et relais locaux, et l’implication des forces de l’ordre. Sandy Cam insiste sur la nécessité de former et sensibiliser professionnels et équipes : « En secteur hospitalier, un gros travail de sensibilisation est déjà engagé. Le CHU a commencé via des formations sur les violences sexistes proposées en ces murs pour les professionnels. Mon rôle, dans un second temps est de diffuser de l’information sur un problème de société - les violences conjugales - qui reste encore méconnu. Or, il est difficile de dépister les choses quand on n’est soi-même pas aguerri ou formé à ce repérage. » 

Pragmatique, Sandy Cam s’inscrit dans une dynamique de progrès continu, rappelant volontiers qu’il s’agit « d’un sujet phare depuis le Grenelle des violences faites aux femmes... en 2019 ». En s’activant plus que jamais en 2025 à communiquer sur ce problème de société (présence lors des Journées contre les violences faites aux femmes...), à éduquer (formations sur sites, diffusion de fascicules et vidéos pédagogiques) et à généraliser ce protocole à tous les établissements du département, elle entend bien garantir que chaque victime bénéficie d’une prise en charge complète, cohérente et sécurisée, quel que soit le lieu où elle se présente. Dans sa ligne de mire également et à cette fin : l’ouverture de La maison des femmes. Horizon 2026.