INCREDIBLE, un projet de recherche clinique sur l’arthrose du genou

CHU de Brest
03/10/2022
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Avec 7 millions de personnes touchées en France et plus de 58 millions en Europe, l’arthrose est la maladie articulaire la plus répandue. Elle se caractérise par la perte du cartilage au niveau des articulations, qui deviennent ainsi très douloureuses. La plupart des traitements actuels proposés aux patients consistent à réduire la douleur et à diminuer au maximum la gêne fonctionnelle occasionnée mais il n’existe pas de véritable guérison.

Chez les personnes de plus de 50 ans, l’arthrose de genou est l’une des formes d’arthrose les plus fréquentes et les plus invalidantes.

Selon que le patient consulte un chirurgien ou un rhumatologue, les propositions thérapeutiques  sont  extrêmement variables : Il n’y a pas, à ce jour, de règles précises qui permettent de déterminer le moment ou la prise en charge du patient nécessitera la pose d’une prothèse ou un traitement médicamenteux.

 

Proposé par le Pr Alain Saraux, chef du service de rhumatologie, ce projet est financé dans le cadre des PHRC-N pour un montant de près d’1 M€.

À partir de ce constat est né le projet de recherche clinique nommé « INCREDIBLE » : son objectif est de déterminer  si un traitement médical intensif permettrait de retarder ou d’éviter la pose d’une prothèse de genou en cas d’arthrose.

Cette étude vient d’être financée par un programme de recherche clinique (PHRC) à hauteur de 919 051€. C’est l’un des plus importants des dix projets brestois financés cette année par l’État.

Un millier de patients sont attendus pour cette étude, coordonnée par le CHU de Brest et à laquelle  participent également l’AP-HP, les CHU de Tours, Angers, Nantes, Caen, St Etienne, Nice, Rennes, Rouen, Montpellier, Toulouse, Strasbourg, les HCL, le CH du Mans, de Morlaix et le centre Viggo Petersen.

Sur le millier de patients inclus suivis pendant deux ans, la moitié sera dans une situation où le traitement chirurgical se discute. À ces 500, il sera proposé d’être tiré au sort pour avoir un groupe de patients qui seront opérés et un autre groupe qui bénéficiera de traitements médicamenteux et surtout non médicamenteux. Puis, dans les 2 groupes, la douleur et la fonction du genou seront comparées.

Ainsi, les objectifs de cette recherche devraient permettre non seulement de sélectionner les patients les plus susceptibles de bénéficier de la chirurgie, mais également de développer des stratégies qui pourraient éviter une intervention chirurgicale majeure.

Résultats attendus dans 2 ans.