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Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 31 août 2017

Prothèse de genou connectée : Brest à l’honneur

 

 

 

 

 

 

L’équipe brestoise du Latim (Laboratoire de traitement de l’information médicale, unité Inserm 1101, incluant l’UBO, l’IMTA, le CHRU de Brest et l’INSERM) vient de décrocher une subvention de 7.9 M€ destinée au projet intitulé FollowKnee ou prothèse du genou connectée, au financement global de 24 M€. Une première pour ces équipes dont le projet de recherche permettra des avancées significatives pour les patients. Une prothèse de genou connectée, intégrant de petits capteurs capables de signaler une infection ou tout défaut mécanique de la prothèse. Le Professeur Eric Stindel, Directeur du Latim, porteur du projet, nous détaille ces  avancées.

 

 

 

Une reconnaissance majeure 

 L’originalité de cet appel à projet pour la recherche hospitalo-universitaire en santé est d’associer obligatoirement la recherche, la santé et les entreprises. L’objectif dans 5 ans est d’obtenir un produit commercialisable avec une évaluation clinique des résultats.  « Pour le patient, cela va tout changer » explique le Pr Stindel. « Il s’agit d’une vraie innovation (pour ne pas dire « révolution ») qui va permettre la mise en place d’un nouveau dispositif. Le patient va pouvoir en bénéficier en pré-opératoire (avant l’opération) mais aussi en post-opératoire (après son opération) à domicile.  Une croissance de 600% des poses de prothèses de genou est attendue entre aujourd’hui et 2030. L’an dernier, en France, près de 80.000 prothèses du genou ont été posées, contre 150.000 prothèses de la hanche » souligne le directeur du Latim.

 Le smartphone au service du patient

 « Pour le patient, cette avancée signifie d’abord plus de sécurité. Le patient bénéficiera d’une prothèse de genou posée à l’aide de technique de réalité augmentée. Il pourra ainsi récupérer à domicile via son smartphone des informations relatives à sa prothèse. Une fois en séance de rééducation avec son kinésithérapeute, il pourra également récupérer ces mesures, qu’il transmettra, s’il le souhaite, à son chirurgien. Il s’agit de respecter la sécurité du patient tout en préservant sa vie privée et l’éthique de notre métier » souligne Pr Stindel. « Nous ne sommes pas big brother ! Loin de nous l’idée d’être intrusifs. Il s’agit de rassurer les patients, de leur permettre d’obtenir ces informations de manière ponctuelle quand ils le souhaitent et d’assurer la sécurité de leur santé ». Une fois ces données reçues, l’objectif sera d’apporter un conseil au patient quant aux exercices qu’il peut pratiquer, mais aussi de rechercher les infections précoces qui peuvent parfois être associées à ce type d’opération. En cas de signaux d’infection, le patient entrera rapidement dans une filière de dépistage : le suivi sera, par conséquent, plus personnalisé et plus précoce.

 Des partenaires industriels de poids

 Même si ce partenariat est d’abord d’envergure régionale, les capteurs intégrés à la prothèse vont être développés par le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) de Grenoble, l’un des quatre partenaires industriels. Le premier partenaire du projet est la société Imascap, start-up créée par un doctorant du Latim en 2009, et qui sera en charge de la commercialisation du produit. La société SLS, quant-à elle, initialement spécialisée dans les implants dentaires, réalisera la prothèse en 3D grâce à une imprimante spécifique : une technologie à la fois inédite et innovante. Le troisième partenaire, la société Immersion est un des leader Européens de la réalité augmentée. Elle va générer des outils d’aide à la pose de cette prothèse. D’autres partenaires ont également été associés au projet, pas moins d’une dizaine au total, tels que l’institut de recherche technologique (IRT B-com), ID2Santé.  Le Latim (incluant l’UBO, et l’IMTA et l’INSERM) porte et coordonne le projet. Le CHRU de Brest a quant à lui financé le montage du projet et constitue le parteanire clinique majeur.

 Le laboratoire Latim fait partie de la Fédération Hospitalo-Universitaire (FHU) TECHSAN qui a également joué un rôle dans l’obtention de ce financement.  Cette fédération regroupe des équipes de recherche brestoises et rennaises. Elle a pour objet de développer de nouveaux dispositifs médicaux et d’accélérer l’accès aux nouvelles technologies pour les patients du territoire. Cette véritable alliance de partenaires industriels, va également permettre la création d’une quinzaine d’emplois au total. « La recherche génère de l’emploi et ce beau projet est d’ores et déjà un succès pour nos équipes » conclut Pr Eric Stindel.

 

 

 

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 26 mai 2017

La recherche s'expose à l'aéroport de Brest: soutenez-la!

Le CHRU de Brest à la pointe de la recherche 

La recherche est l’une des trois missions fondamentales du CHRU de Brest, aux côtés du soin et de l’enseignement : elle permet de mieux comprendre les phénomènes favorisant la santé, d’évaluer l’état de santé d’une région, mais aussi de diffuser rapidement les innovations thérapeutiques auprès des populations. Avec ses 9 équipes de recherche (dont 4 INSERM), ses 2 fédérations hospitalo-universitaires et un groupement fédératif d’excellence en génétique, le CHRU de Brest dispose d’une activité de recherche translationnelle et clinique particulièrement active, servie par un des plus importants Centres d’Investigations cliniques INSERM français en termes d’effectifs : 71 personnes et plus de 500 études en cours.

 Pour le CHRU, c’est la garantie de garder sa position de leadership sur ses projets internationaux, tout en renforçant et en ouvrant d’autres portes entre acteurs de la société civile et chercheurs. 

Réunir population, professionnels et entreprises 

Le Fonds de dotation Innoveo s’adresse aux particuliers, aux entreprises et aux associations du territoire qui veulent soutenir et financer les actions  de recherche menées en Bretagne Occidentale contribuant à améliorer l’efficacité des prises en charge et la qualité de vie des patients.

 Innoveo va également permettre de financer les équipements nécessaires à la mise en œuvre des protocoles de recherche et des innovations médicales.

 La campagne d’appel aux dons vise trois axes de recherche :  

L’enfance : en développant les recherches dans le domaine des nouvelles technologies de santé. En favorisant également un projet axé sur les soins prodigués aux grands prématurés.  

La médecine de précision : pour permettre au CHRU d’aboutir à des stratégies diagnostiques et thérapeutiques de plus en plus précises et personnalisées grâce aux nouvelles générations de technologies des séquençages du génome, d’analyse cellulaire, à la chirurgie et la médecine assistée par ordinateur, l’imagerie fonctionnelle...  

La pathologie vasculaire : avec une visibilité européenne dans ce domaine et sa participation aux réseaux nationaux et internationaux les plus en pointes, le CHRU de Brest est l’un des leaders dans l’expérimentation des médicaments de cette pathologie souvent méconnue, mais aux conséquences importantes.

 Jean-Guy Le FLoch, PDG D’Armor Lux et Parrain d’INNOVEO

 « Je suis très honoré d’être l’ambassadeur d’INNOVEO. La recherche en santé dans le Finistère doit être une priorité. Je suis confiant dans notre capacité à nous mobiliser pour la recherche médicale ». 

Retrouvez tous les détails sur les projets : 

Les premiers projets de recherche innovants soutenus par le Fonds INNOVEO 

Le projet du Professeur Sizun : Pour soutenir les grands prématurés 

Le projet du Professeur Férec : Pour mieux prévenir l’embolie pulmonaire  

Le projet du Docteur Pasquier : Pour la prévention des fausses couches  

Le projet du Professeur Brochard : Pour que tous les enfants marchent 

Le projet du Professeur Stindel : Pour une chirurgie de précision 

Tous les détails sur les projets et les possibilités de participation : www.fonds-innoveo.bzh 

 

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Publié le 07 février 2018

ETATS GENERAUX DE LA BIOETHIQUE 2018 : ASSISTANCE MEDICALE A LA PROCREATION Les enjeux d’une médecine au service de la demande

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 02 février 2018

Gazette de l'innovation : Innovations en oxygénothérapie : le dispositif FreeO2 pour automatiser le transfert de connaissances et permettre un meilleur respect des référentiels professionnels !

Innovations en oxygénothérapie : le dispositif FreeO2 pour automatiser le transfert de connaissances et permettre un meilleur respect des référentiels professionnels !

 

Erwan L’Her

 

 

L’importance d’un ajustement des débits d’oxygène est bien connue des cliniciens. L’objectif principal est avant tout d’éviter l’hypoxémie lors de besoins accrus pour le patient (aggravation de la pathologie, ou lors des efforts par exemple). Les risques d’une hyperoxie sont également bien connus, en particulier chez les patients BPCO avec un risque d’hypercapnie induite par une hyperoxygénation, ou encore chez les nouveaux nés avec un risque de lésions rétiniennes irréversibles.

 

Il existe également des données de plus en plus convaincantes sur l’existence d’une toxicité vasculaire de l’hyperoxie, touchant de très nombreux patients (coronaropathie, accidents vasculaires cérébraux). Pourtant, et bien qu’il s’agisse d’un des traitements les plus administrés à l’hôpital, cet objectif d’ajustement précis des débits d’oxygène semble difficile à réaliser en routine compte-tenu du caractère rudimentaire des outils dont nous disposions jusqu’à présent (le débitmètre à bille !) et de la nécessité d’ajustements manuels réguliers, en fonction de prises ponctuelles de la saturation en oxygène. Les référentiels professionnels existent, en particulier dans le monde anglo-saxon (recommandations mises à jour en 2017 de la British Thoracic Society) (1), mais restent difficilement applicables en raison de la charge en soins des équipes ; diverses études ont clairement démontré que les référentiels étaient appliqués en routine pour moins de 50% des patients ! Pour parler clairement, nous savons ce qu’il faut faire au quotidien, mais nous sommes incapables de l’appliquer en pratique.

La démonstration récente du risque de surmortalité lié à une suroxygénation dans des études réalisées en préhospitalier (2) ou en réanimation (3) ont relancé le débat visant à optimiser la délivrance de ce médicament indispensable dans bien des situations, mais  « pas si inoffensif » que cela !

 

Forts de ces constatations, nous avons développé en 2008 avec le Pr François Lellouche du Centre de Recherche de l’Institut Universitaire de Cardiologie et de Pneumologie de Québec et un groupe d’étudiants en ingénierie de l’université Laval le dispositif FreeO2, visant à automatiser l’administration de l’oxygène en fonction des besoins réels du patient. Plutôt qu’un ajustement ponctuel de l’oxygène lors du passage infirmier, le système vise à modifier de façon automatique le débit toutes les secondes, en fonction des besoins du patient. Cette adaptation peut bien entendu se faire à la hausse, en cas de dégradation ou de besoin accru (par exemple favoriser l’autonomie des patients insuffisants respiratoires en leur permettant une augmentation de leur périmètre de marche), mais aussi à la baisse (sevrage de l’oxygène), afin de limiter les risques de toxicité. Un PHRC national promu par le CHU de Brest et mené dans 5 services d’urgence en France et au Québec a permis de démontrer les bénéfices cliniques du dispositif en terme de maintien des patients dans la zone cible d’oxygénation, de sevrage précoce de l’oxygène et de réduction de la durée de séjour (4).

 

Après plus de 8 années de mise au point et l’inclusion de plus de 500 patients dans divers protocoles de recherche, le dispositif FreeO2 est actuellement breveté et industrialisé par la société Oxynov, après l’obtention de son marquage CE nous autorisant une utilisation en routine clinique. La distribution de FreeO2 sera assurée en France par Oxynov et dans le reste de l’Europe par différents distributeurs, dont une des entreprises majeures dans le domaine de l’oxygénothérapie. Divers hôpitaux de France, dont le CHU de Toulouse, le Centre Hospitalier Princesse Grâce à Monaco ont déjà acquis le dispositif et de nombreux essais cliniques sont en cours dans le monde entier (Angleterre, Allemagne, Canada, Hong Kong, Qatar, Suède ...).

 

 

1-      O'Driscoll BR et al. BTS Guideline for oxygen use in adults in healthcare and emergency settings. Thorax 2017; 72: Suppl 1 i1-i89.

2-      Austin MA1, Wills KE, Blizzard L, Walters EH, Wood-Baker R. Effect of high flow oxygen on mortality in chronic obstructive pulmonary disease patients in prehospital setting: randomised controlled trial. BMJ. 2010 Oct 18;341:c5462. doi: 10.1136/bmj.c5462.

3-      Girardis M, et al. Effect of Conservative vs Conventional Oxygen Therapy on Mortality Among Patients in an Intensive Care Unit: The Oxygen-ICU Randomized Clinical Trial.JAMA. 2016 Oct 18;316(15):1583-1589. doi: 10.1001/jama.2016.11993.

4-      L’Her E, et al. Automatic versus manual oxygen administration in the emergency department. Eur Respir J. 2017 Jul 20;50(1). pii: 1602552. doi: 10.1183/13993003.02552-2016.

 

 

 

 

 

 

 

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 24 janvier 2018

Prothèse de genou connectée : une première française

Le projet de prothèse de genou connectée, FollowKnee, porté par le CHRU de Brest, l’UBO, l’IMT Atlantique et l’Inserm, entre dans sa phase initiale. Animé par l’équipe brestoise du LATIM* et de son directeur, le Pr Éric Stindel, il regroupe des partenaires universitaires, des instituts de recherche et des entreprises innovantes. Une belle réussite pour le territoire qui va permettre la création d’emplois.

Doté d’un budget de 24 millions d’euros, dont un tiers apporté par l’État, le projet FollowKnee vient d’être lancé officiellement le 23 janvier 2018. La prothèse de genou connectée sera constituée d’un dispositif fabriqué par impression 3D intégrant des capteurs miniatures capables de déceler une infection ou tout défaut mécanique. Ces capteurs pourront également aider à guider le patient lors de sa rééducation. Une grande première pour le CHRU de Brest, l'Inserm et leurs partenaires, qui va permettre des avancées significatives pour les patients.

Découvrez le retour en images sur le lancement du projet de prothèse de genou connectée

 

Un meilleur suivi et plus de sécurité

En 2016, 80 000 prothèses du genou ont été implantées en France et ce chiffre va augmenter de manière drastique dans les années qui viennent, avec une progression de 600 % d’ici 2030. Ce phénomène est dû en partie à l’aggravation de l’épidémie d’obésité, le surpoids entraînant une usure prématurée des genoux. Mais les poses de prothèses concernent aussi des patients jeunes qui souffrent des genoux mais veulent continuer à faire du sport. « Pour le patient, la prothèse de genou connectée signifie plus de sécurité. Il pourra ainsi récupérer à domicile via son Smartphone des informations relatives à sa prothèse qu’il pourra transmettre à son kinésithérapeute lors de la rééducation et, s’il le souhaite, à son chirurgien », explique le Pr Éric Stindel. Une fois ces données reçues, l’objectif sera d’apporter un conseil au patient sur les exercices qu’il peut pratiquer, mais aussi de rechercher les infections qui peuvent parfois être associées à ce type d’intervention chirurgicale. En cas de problème, le patient sera ainsi pris en charge de façon plus précoce et personnalisée.

Des essais avec 250 patients

Prévu sur 5 ans, le projet de prothèse de genou connectée s’effectuera en deux étapes. « D’ici 3 ans, nous allons d’abord réaliser des prothèses de genoux fabriquées en 3D et implantées sur 220 patients, précise le Pr Stindel. Ensuite, nous y ajouterons  les capteurs qui seront testés sur 30 patients. Nous proposerons cette nouvelle prothèse à des personnes plutôt jeunes pour superviser son fonctionnement sur un temps long. »  L’objectif est d’obtenir un produit commercialisable avec une évaluation clinique des résultats d’ici 5 ans.

 

Une véritable richesse pour le territoire

Seules, une ou deux équipes de recherche dans le monde travaillent sur le même sujet que les chercheurs et médecins brestois. Le projet FollowKnee, à rayonnement national et même international, est une véritable richesse pour le développement économique du territoire. Il devrait à terme générer une quinzaine d’emplois. Ainsi, le LATIM, qui a pour tutelles l’UBO, IMT Atlantique et l’Inserm, porte et coordonne le projet, le CHRU de Brest étant le partenaire clinique majeur. Les capteurs de la prothèse vont être développés par le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) de Grenoble, l’un des quatre partenaires industriels. la société Imascap une  start-up, créée par un doctorant du LATIM, diplômé d’IMT Atlantique et récemment rachetée par une firme américaine sera en charge de la commercialisation de la prothèse connectée. La société SLS, initialement spécialisée dans les implants dentaires, réalisera, quant à elle la prothèse en 3D grâce à une imprimante spécifique. Dernier partenaire, la société Immersion est l’un des leaders européens de la réalité augmentée : elle va proposer des outils d’aide à la pose de la prothèse. D’autres partenaires sont également associés au projet de la prothèse de genou connectée, tel que l’Institut de Recherche Technologique b<>com.  Quant au LATIM, laboratoire sous co-tutelle de l’UBO, d’ IMT Atlantique et de l’INSERM, il porte et coordonne le projet, le CHRU de Brest étant le partenaire clinique majeur. Situé à la pointe Bretagne, le CHRU de Brest se distingue par l’esprit d’innovation de ses équipes, régulièrement associées à des projets de recherche nationaux ou internationaux et dotées de nombreuses récompenses.

A propos des partenaires :

L’Inserm

L’Inserm est le seul organisme public français dédié à la recherche biologique, médicale et à la santé humaine et se positionne sur l’ensemble du parcours allant du laboratoire de recherche au lit du patient. Ses chercheurs ont pour vocation l’étude de toutes les maladies, des plus fréquentes aux plus rares. l’Inserm soutient près de 300 laboratoires répartis sur le territoire français. L’ensemble des équipes regroupe près de 15 000 chercheurs, ingénieurs, techniciens, gestionnaires, hospitalo-universitaires, post-doctorants.  En 2017, l’Inserm a été sollicité par la troisième vague d’appel à projets « Recherche Hospitalo-Universitaire en santé » (RHU). L'Institut est partenaire de 8 projets retenus et en coordonne 4 :

à Brest : design, pose et suivi des prothèses implantées ;

à Paris Descartes : prévention de la perte des greffons rénaux ;

à Paris Diderot : prise en charge des stéatoses hépatiques nonalcooliques

à Lille : diagnostic et traitement des saignements chez les patients sous assistance circulatoire mécanique.

*LATIM : Laboratoire de traitement de l’information médicale, unité INSERM 1101.

 

 

À propos d’IMT Atlantique Bretagne-Pays de la Loire

 

www.imt-atlantique.fr

  

IMT Atlantique est une grande école d’ingénieurs généralistes et un centre de recherche international dépendant du ministère en charge de l’Industrie et du Numérique. Issue de la fusion, au 1er janvier 2017, de Télécom Bretagne (créée en 1977) et de Mines Nantes (créée en 1991), c’est une école de l’Institut Mines-Télécom, établissement public représentant le 1er groupe de grandes écoles d’ingénieur et de management de France. Disposant de 3 campus, à Brest, Nantes et Rennes, ainsi que d’un site à Toulouse, IMT Atlantique a pour ambition de conjuguer le numérique et l’énergie pour transformer la société et l’industrie par la formation, la recherche et l’innovation et d’être, à l’international, l’établissement d’enseignement supérieur et de recherche français de référence dans ce domaine. L’École encadre chaque année 2300étudiants dont 1400 en formation d’ingénieurs, et 300 de masters et de doctorats. Ses activités de recherche sont conduites par 290 chercheurs et enseignants-chercheurs permanents, dont 110 habilités à diriger des recherches, et donnent lieu, chaque année, à 800 publications dont 450 de « rang A » et 18M€ de contrats. Son incubateur accompagne 45 projets par an sur 2000m2 dédiés. IMT Atlantique est membre des Instituts Carnot Mines et Télécom & Société numérique.

A propos de b<>com

Grâce à ses innovations, l’Institut de Recherche Technologique (IRT) b<>com contribue à la transformation digitale européenne. Ses 230 chercheurs développent des outils, produits et services qui facilitent la vie quotidienne. Ils se concentrent sur deux domaines de recherche : l’hypermédia (images ultra haute définition, son 3D, contenus intelligents, réalités virtuelle et augmentée…) et les réseaux ultra haut débit plus agiles (cloud, cybersécurité, ultra haut débit mobile, résilience des réseaux, Internet des objets…). Parmi les multiples domaines d’application de ces technologies, la e-santé permet à b<>com de participer à la révolution numérique du système médical. Issu d’un partenariat public/privé, l’IRT réunit les meilleurs experts issus du monde industriel et académique sur son campus de Rennes, et ses sites de Lannion et Brest. www.b-com.com

 A propos d’Immersion

Créateur d’expériences 3D depuis 1994, Immersion est le leader européen de la réalité virtuelle, réalité augmentée et solutions collaboratives pour le monde de l’industrie et de la recherche. Précurseur, Immersion a bâti son savoir-faire autour de solutions de réalité virtuelle sur-mesure et développe désormais ses propres produits innovants, les solutions « 3i by Immersion » et la plateforme de collaboration Shariiing. Les activités d’Immersion sont à la croisée des chemins entre la 3D immersive, les technologies collaboratives et l’aide à la décision. Co-fondée et dirigée par Christophe Chartier, Immersion a su faire ses preuves depuis sa création en répondant aux besoins des grands noms du CAC 40. En 2016, la société entre en Bourse sur Alternext et fait évoluer sa stratégie pour partir à la conquête d’un nouveau marché prometteur, celui des PME et ETI. Avec plus de 45 salariés, Immersion conçoit et fabrique l’ensemble de ses produits en France et plus précisément dans la région Nouvelle-Aquitaine. L’entreprise compte plus de 500 installations dans le monde et un CA de 8 millions en 2017. www.immersion.fr

About Immersion

Creating 3D experiences since 1994, Immersion is the European leader in virtual reality, augmented reality and collaborative solutions for the industry and research. As a pioneer, Immersion has built its know-how around customized virtual reality solutions and is now developing its own innovative products through the «3i by immersion» solutions and the collaborative platform Shariiing. The company’s solutions are at the crossroads of immersive 3D, collaborative technologies, and decision-making tools. Co-founded and managed by Christophe Chartier, Immersion proved its abilities by answering the needs of major French companies listed on the most important Paris stock exchange, the CAC 40. In 2016, the company went public on the Alternext Paris stock exchange and evolved through a strategy aiming to reach a new market, that of SMEs and Middle-sized companies, in order to support them through their digital transformation. With its 45 employees, Immersion designs and manufactures all its products in France and more specifically in the region of Nouvelle-Aquitaine. The company responsible for more than 500 installations worldwide and a relied on a turnover of 8 million € in 2017. www.immersion.fr

 

 

 

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 22 janvier 2018

Edition 2018 du salon Azimut et des portes ouvertes des écoles et instituts du CHRU

Salon Azimut

Fidèle à sa mission de formation et d'information le CHRU est à nouveau présent ce mois ci au salon de l'enseignement supérieur organisé par les Centres d'Information et d'Orientation du Département les 1er, 2 et 3 février 2018.

 Les écoles et instituts du CHRU répondent aux questions que les jeunes se posent sur leur orientation. Ces derniers enrichissent ainsi leurs échanges auprès  des personnels du CHRU présents sur les stands métiers des espaces «  Médical et paramédical » et « social ».

Chaque année, le salon accueille 20 000 visiteurs.

Plus d'information : www.salon-azimut.com

 

Portes ouvertes

La présence sur le salon est complétée par les portes ouvertes des écoles du CHRU le samedi 3 février 2018 à l'Institut de formation des professionnels de santé de la Cavale Blanche de 9h à 17h.

Découvrez le programme

  • Les portes ouvertes de l'UBO (Ecole de sage-femme / IFMK) auront lieu samedi 17 févirer à la Faculté de médecine. 
Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 10 janvier 2018

Meilleurs vœux de bonheur et de santé pour cette nouvelle année

Le CHRU de Brest présente ses meilleurs voeux de bonheur et de santé pour cette nouvelle année 2018 !

Découvrez la carte de voeux 

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 20 décembre 2017

Programme hospitalier Interrégional et national : Succès du CHRU de Brest

Succès obtenu au programme hospitalier interrégional et national :

Le CHRU de Brest en tête pour l’appel d’offres du GrandOuest

Chaque année, le Ministère de la Santé réserve un budget dédié au développement de la Recherche Clinique et destiné aux centres hospitaliers. Cette année, ce budget s’élève à 84.784 millions d’euros. Ce financement est réalisé à travers des appels d’offres nationaux et interrégionaux.

« Cette année le CHRU de Brest a obtenu 3.496 millions d’euros qui vont permettre de financer 10 projets de recherche déposés par l’hôpital. » expliquent le Pr Dominique Mottier, Vice-Président Recherche au Directoire, et le Pr Alain Saraux, responsable médical de la Délégation à la Recherche Clinique et à l’Innovation. « Cinq  projets ont été retenus au niveau d’appels d’offres nationaux pour un montant total de 2.367 millions d’euros. Cinq projets on également été retenus au niveau de l’appel d’offres interrégional pour un montant total de 1.129 millions d’euros, ce résultat au niveau de l’interregion place le CHRU de Brest en première position des hôpitaux universitaires du grand ouest  (qui regroupe les CHU de trois régions : Bretagne, Pays de Loire, Centre Val de Loire) ».

 

Les projets financés:

 

-          1er projet : déposé par le Pr Olivier HUET, anesthésiste-réanimateur chirurgical. Ce projet  concerne la prise en charge des états de détresses circulatoires au cours des infections sévères (choc septique).  Projet financé à hauteur de 700.000 €.

 

-          2ème projet : déposé par le Dr Elizabeth PASQUIER, médecin interniste, concerne la prévention des fausses couches spontanées répétées inexpliquées, aujourd’hui sans réelle solution thérapeutique. Ce protocole de recherche propose un traitement par une molécule déjà ancienne (plaquenil) dont certaines propriétés apparaissent comme séduisantes dans ce contexte. Projet financé à hauteur de 750.000 €.

 

-          3ème projet : déposé par le Pr Christopher PAYAN,professeur de parasitologie. Ce projet concerne le dépistage du cancer du col de l’utérus qui repose sur des frottis cervico-utérin. Malheureusement, un pourcentage important de femmes ne répondent pas à cette sollicitation et ce projet de recherche propose une alternative par un test urinaire qui n’a pas été évalué auprès d’une population cible en situation de précarité (qui ne répond pas aux sollicitations afin de réaliser un frotti). Projet financé à hauteur de 360.000€.

 

-          4ème projet : déposé par le Dr Guillaume BRONSARD,pédopsychiatre, ce projet concerne le dépistage de la dépression de l’adolescent associée à la dépression parentale (facteur de risque reconnu de la dépression de l’adolescent). L’objectif est de démontrer que l’articulation médecin-généraliste-maison des adolescents permet une prise en charge optimale de ces jeunes patients. Projet financé à hauteur de 351.000 €.

 

-          5ème projet déposé par M. Loïc PERRAN,kinésithérapeute au Centre Hospitalier des Pays de Morlaix,projet dont la promotion est assurée par le CHRU de Brest. Ce projetconcerne un programme de réhabilitation respiratoire dans le cadre de la BPCO. Ce programme est financé à hauteur de 208.000 €.

 

-          6ème projet : déposé par le Dr Jean-Férreol OILLEAU,médecin anesthésiste réanimateur, ce projet concerne la prévention des états délirants après la chirurgie cardiaque (qui sont fréquents : 25%), l’objectif est d’évaluer un psychotrope qui a des propriétés originales adaptées à cette situation. Ce projet est financé à hauteur de 248.000 €

 

-          7ème projet : déposé par le Dr Jean-Michel ROUE,réanimateur néonatale,ce projet concerne la prise en charge de la bronchiolite chez des nourrissons de moins d’un an. L’objectif de cette étude est de démontrer une diminution de la durée d’hospitalisation de ces petits enfants grâce à l’utilisation d’un système qui permet la régulation de la délivrance d’oxygène par un dispositif d’automatisation. Ce projet est financé à hauteur de 144.000 €.

 

-          8ème projet : déposé par le Dr Jean-Christophe IANOTTO,hématologue, ce projet vise à évaluer l’intérêt d’un médicament pour atténuer ou supprimer le prurit (démangeaisons sévères et rebelles) chez les patients présentant une prolifération non contrôlée de certains éléments du sang, en particulier des globules rouges (syndrome de myélome prolifératif). Ce projet est financé à hauteur de 240.000 €

 

-          9ème projet : déposé par le Dr Véronique VERMEERSCH,anesthésiste-réanimateur, ce projet concerne des patients qui présentent un traumatisme thoracique où va être évaluée l’administration d’oxygène à haut débit en prévention des complications. Ce projet est financé à hauteur de 250.000 €

 

-          10ème projet : déposé par le Dr Juliette ROPARS,pédiatre,ce projet concerne les troubles du sommeil des enfants qui présentent une paralysie cérébrale (cause la plus fréquente de handicap de l’enfant). Les petits enfants inclus ont entre 6 et 15 ans, le dépistage repose jusqu’à présent sur une technique complexe qui nécessite une hospitalisation. L’objectif ici est d’évaluer des outils connectés permettant le dépistage de ces troubles du sommeil en ambulatoire grâce à une étude simple. Le projet est financé à hauteur de 230.000 €

 

Appel à participation

Pour tout projet,si vous êtes concerné(e), ou si vous êtes sollicité(e) par l’un de ces projets,  vous pouvez obtenir davantage d’information en contactant le numéro suivant : 02 98 22 39 66.

 

 

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 30 novembre 2017

Gazette de l'innovation : Innovations en oxygénothérapie : le dispositif FreeO2 afin d’automatiser le transfert de connaissances !

Innovations en oxygénothérapie : le dispositif FreeO2 afin d’automatiser le transfert de connaissances !.

 

Pr Erwan L’Her,

Médecine Intensive et Réanimation

LATIM INSERM UMR 1101

 

L’importance d’un ajustement des débits d’oxygène est bien connue des cliniciens. L’objectif principal est avant tout d’éviter l’hypoxémie lors de besoins accrus pour le patient (aggravation de la pathologie, ou lors des efforts par exemple). Les risques d’une hyperoxie sont également bien connus, en particulier chez les patients BPCO avec un risque d’hypercapnie induite par une hyperoxygénation, ou encore chez les nouveaux nés avec un risque de lésions rétiniennes irréversibles.

 

Il existe également des données de plus en plus convaincantes sur l’existence d’une toxicité vasculaire de l’hyperoxie, touchant de très nombreux patients (coronaropathie, accidents vasculaires cérébraux). Pourtant, et bien qu’il s’agisse d’un des traitements les plus administrés à l’hôpital, cet objectif d’ajustement précis des débits d’oxygène semble difficile à réaliser en routine compte-tenu du caractère rudimentaire des outils dont nous disposions jusqu’à présent (le débitmètre à bille !) et de la nécessité d’ajustements manuels réguliers, en fonction de prises ponctuelles de la saturation en oxygène. Les référentiels professionnels existent, en particulier dans le monde anglo-saxon (recommandations mises à jour en 2017 de la British Thoracic Society) [1], mais restent difficilement applicables en raison de la charge en soins des équipes ; diverses études ont clairement démontré que les référentiels étaient appliqués en routine pour moins de 50% des patients ! Pour parler clairement, nous savons ce qu’il faut faire au quotidien, mais nous sommes incapables de l’appliquer en pratique.

La démonstration récente du risque de surmortalité lié à une sur-oxygénation dans des études réalisées en préhospitalier [2] ou en réanimation [3] ont relancé le débat visant à optimiser la délivrance de ce médicament indispensable dans bien des situations, mais  « pas si inoffensif » que cela !

 

Forts de ces constatations, nous avons développé en 2008 avec le Pr François Lellouche du Centre de Recherche de l’Institut Universitaire de Cardiologie et de Pneumologie de Québec et un groupe d’étudiants en ingénierie de l’université Laval le dispositif FreeO2, visant à automatiser l’administration de l’oxygène en fonction des besoins réels du patient [4]. Plutôt qu’un ajustement ponctuel de l’oxygène lors du passage infirmier, le système vise à modifier de façon automatique le débit toutes les secondes, en fonction des besoins du patient. Cette adaptation peut bien entendu se faire à la hausse, en cas de dégradation ou de besoin accru (par exemple pour favoriser l’autonomie des patients insuffisants respiratoires en leur permettant une augmentation de leur périmètre de marche), mais aussi à la baisse (sevrage de l’oxygène), afin de limiter les risques de toxicité et de raccourcir les durées de prise en charge. Après plus de 8 années de mise au point et l’inclusion de plus de 500 patients dans divers protocoles de recherche, le dispositif FreeO2 est actuellement breveté et industrialisé par la société Oxynov, après l’obtention de son marquage CE nous autorisant une utilisation en routine clinique. La distribution de FreeO2 sera assurée en France par Oxynov et dans le reste de l’Europe par différents distributeurs, dont une des entreprises majeures dans le domaine de l’oxygénothérapie. Nous l’utilisons bien entendu déjà en routine clinique dans le service de Médecine Intensive et Réanimation du CHU qui dispose de 2 dispositifs depuis quelques mois. Un PHRC international multicentrique auquel nous participons est en cours chez des patients en post-opératoire de chirurgie lourde : les patients sont suivis pendant les 3 jours post-opératoires en salle de soins post-interventionnelle et en service de chirurgie ou réanimation. Les objectifs de cette étude sont d’optimiser le temps passé dans la zone cible et de limiter les effets secondaires ; la fin de l’étude est programmée pour le début 2018. Après des essais concluants de FreeO2, le service de pédiatrie vient également de se voir financer tout récemment un PHRC sur l’utilisation du dispositif au cours de la détresse respiratoire de l’enfant liée à une bronchiolite (Dr JM Roué).

Divers hôpitaux de France, dont le CHU de Toulouse, le Centre Hospitalier Princesse Grâce à Monaco ont déjà acquis le dispositif et de nombreux essais cliniques sont en cours dans le monde entier (Angleterre, Allemagne, Suède, Qatar, Hong Kong, ...).

 

L’année 2018 sera marquée par une diffusion clinique plus large du dispositif, mais également par l’implémentation dans le dispositif de différents algorithmes innovants de mesure de la fréquence respiratoire et de détection automatisée de la dégradation du patient. Ces différents algorithmes sont les fruits de contrats de collaboration entre le LATIM – Brest, le Centre de Recherche de l’Institut Universitaire de Cardiologie de Pneumologie de Québec et la société Oxynov qui a décidé dans cet objectif d’implanter une filiale sur Brest afin de continuer à collaborer de façon optimale avec nos équipes.

 

1-      O'Driscoll BR et al. BTS Guideline for oxygen use in adults in healthcare and emergency settings. Thorax 2017; 72: Suppl 1 i1-i89.

2-      Austin M et al.Effect of high flow oxygen on mortality in chronic obstructive pulmonary disease patients in a prehospital setting: a randomised controlled trial. BMJ2010; 341doi: https://doi.org/10.1136/bmj.c5462

3-      Girardis M et al. Effect of Conservative vs Conventional Oxygen Therapy on Mortality Among Patients in an Intensive Care Unit: The Oxygen-ICU Randomized Clinical Trial. JAMA. 2016 Oct 18;316(15):1583-1589.

4-      L’Her E et al. Automatic versus manual oxygen administration in the emergency department. European Respiratory Journal 2017 50: 1602552; DOI: 10.1183/13993003.02552-2016.

 

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 29 novembre 2017

Nouvelle technologie en génétique au CHRU de Brest

Nouvelle technologie en génétique : une avancée majeure dans le dépistage du rhésus fœtal et dans le domaine du cancer

 

Le laboratoire de génétique du CHRU de Brest va désormais bénéficier d’une nouvelle technologie : un appareil financé par l’Association Gaëtan Saleun. Cet appareil repose sur une technique tout à fait révolutionnaire : la PCR digitale.

Cette technologie va permettre d’amplifier un fragment d’ADN ou d’ARN à partir d’un échantillon biologique. Appliquée en génétique, elle permettra de supprimer les injections liées à l’incompatibilité de rhésus fœtal après l’accouchement. Cette nouvelle technologie permettra également de nombreuses avancées dans le domaine du cancer.

 

Pourquoi développer « La PCR digitale » ?

 

L’appareil repose sur une technologie tout à fait révolutionnaire : la PCR digitale. Le principe : obtenir une quantification absolue de cible d’ADN ou d’ARN à partir de différents milieux biologiques comme le sang ou le liquide amniotique. Cette technologie vaamplifier un fragment d’ADN ou d’ARN à partir d’un échantillon biologique que l’on veut quantifier de façon très précise.

La partition de la cible est réalisée à partir d’un générateur qui va donner naissance à 20 000 gouttelettes. Chaque gouttelette positive contenant au moins une copie d’ADN ou d’ARN est révélée par une réaction de fluorescence positive. Elle est comparée aux gouttelettes négatives, ce qui permet de quantifier précisément l’ADN ou l’ARNcible.

La compagnie Bio-Rad commercialise aujourd’hui cet appareil appelé QX200 qui a la plus grande expérience et le plus grand nombre de publications dans le domaine.

 

Son application dans le domaine des maladies génétique et du cancer

 

1.    Dans le domaine des maladies génétiques:

a-  les applications en diagnostic anténatal :

Ce repérage et cette quantification de la présence de mutations dans un gène de maladie se transmettant selon un mode dominant ou récessif permet de savoir si l’ADN du fœtus qui circule en petite quantité dans le sang de la mère est porteur ou non des mutations du gène. Ce gène est identifié dans cette famille à risque et peut donner naissance à un enfant porteur d’une maladie génétique. La mucoviscidose en est un exemple concret.

C’estcequel’onnommelediagnosticnoninvasif.Il permetd’éviterlerecoursà l’amniocentèseouauprélèvementdetrophoblastepourlediagnosticanténatal. Unenjeumajeurpourlarechercheetledéveloppementdelamédecinefœtale.

 

b-  la recherchegénomique

La PCR digitale permet de quantifier et de valider les librairies préparées pour réaliser du séquençage massif parallèle dit de nouvelle génération.

Cette technique permet aussi de quantifier précisément les variations structurales du génome et de quantifier ainsi le nombre de copies d’un gène dans notre génome. Ces approches vont permettre de mieux comprendre les maladies complexes, enjeux majeurs de la médecine des 10 prochaines années.

 

2.    Dans le domaine du cancer:

Depuis quelques années nous sommes entrés dans l’ère des thérapies ciblées du cancer. La connaissance des mutations présentes dans certaines tumeurs permet de savoir si le patient va pouvoir ou non bénéficier d’un traitement ciblé, adapté à son profil tumoral. Les applications sont aujourd’hui à mettre en place pour le cancer du poumon ou le mélanome métastatique.

Cette approche permet de rechercher la présence de la mutation tumorale dans le sang du patient, de suivre l’évolution de la maladie résiduelle ou de détecter précocement une rechute de la maladie.

 

 

« Cette nouvelle technologie que nous avons pu acquérir grâce au soutien de l’association Gaëtan Saleun va nous permettre  une très grande précision dans la recherche d’ADN » précise le Professeur Claude FEREC. « A partir d’une simple prise de sang, nous pourrons déterminer le rhésus du fœtus ce qui nous permettra d’éviter l’injection systématique aux mamans après l’accouchement. Dans le domaine du cancer, en utilisant le même outil et la même technique, nous pourrons mieux anticiper les risques de récidives d’un patient » conclut le Pr Férec.

 

Coût de l’appareil :

 

90.000 € : entièrement financés par l’association Gaëtan Saleun.

 

*Le Professeur Claude Férec est :

Directeur scientifique de l'Etablissement Français du Sang en Bretagne et Conseiller Scientifique Régional de l'Inserm (Bretagne).

 

 

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