Actualité

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 31 août 2017

Prothèse de genou connectée : Brest à l’honneur

 

 

 

 

 

 

L’équipe brestoise du Latim (Laboratoire de traitement de l’information médicale, unité Inserm 1101, incluant l’UBO, l’IMTA, le CHRU de Brest et l’INSERM) vient de décrocher une subvention de 7.9 M€ destinée au projet intitulé FollowKnee ou prothèse du genou connectée, au financement global de 24 M€. Une première pour ces équipes dont le projet de recherche permettra des avancées significatives pour les patients. Une prothèse de genou connectée, intégrant de petits capteurs capables de signaler une infection ou tout défaut mécanique de la prothèse. Le Professeur Eric Stindel, Directeur du Latim, porteur du projet, nous détaille ces  avancées.

 

 

 

Une reconnaissance majeure 

 L’originalité de cet appel à projet pour la recherche hospitalo-universitaire en santé est d’associer obligatoirement la recherche, la santé et les entreprises. L’objectif dans 5 ans est d’obtenir un produit commercialisable avec une évaluation clinique des résultats.  « Pour le patient, cela va tout changer » explique le Pr Stindel. « Il s’agit d’une vraie innovation (pour ne pas dire « révolution ») qui va permettre la mise en place d’un nouveau dispositif. Le patient va pouvoir en bénéficier en pré-opératoire (avant l’opération) mais aussi en post-opératoire (après son opération) à domicile.  Une croissance de 600% des poses de prothèses de genou est attendue entre aujourd’hui et 2030. L’an dernier, en France, près de 80.000 prothèses du genou ont été posées, contre 150.000 prothèses de la hanche » souligne le directeur du Latim.

 Le smartphone au service du patient

 « Pour le patient, cette avancée signifie d’abord plus de sécurité. Le patient bénéficiera d’une prothèse de genou posée à l’aide de technique de réalité augmentée. Il pourra ainsi récupérer à domicile via son smartphone des informations relatives à sa prothèse. Une fois en séance de rééducation avec son kinésithérapeute, il pourra également récupérer ces mesures, qu’il transmettra, s’il le souhaite, à son chirurgien. Il s’agit de respecter la sécurité du patient tout en préservant sa vie privée et l’éthique de notre métier » souligne Pr Stindel. « Nous ne sommes pas big brother ! Loin de nous l’idée d’être intrusifs. Il s’agit de rassurer les patients, de leur permettre d’obtenir ces informations de manière ponctuelle quand ils le souhaitent et d’assurer la sécurité de leur santé ». Une fois ces données reçues, l’objectif sera d’apporter un conseil au patient quant aux exercices qu’il peut pratiquer, mais aussi de rechercher les infections précoces qui peuvent parfois être associées à ce type d’opération. En cas de signaux d’infection, le patient entrera rapidement dans une filière de dépistage : le suivi sera, par conséquent, plus personnalisé et plus précoce.

 Des partenaires industriels de poids

 Même si ce partenariat est d’abord d’envergure régionale, les capteurs intégrés à la prothèse vont être développés par le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) de Grenoble, l’un des quatre partenaires industriels. Le premier partenaire du projet est la société Imascap, start-up créée par un doctorant du Latim en 2009, et qui sera en charge de la commercialisation du produit. La société SLS, quant-à elle, initialement spécialisée dans les implants dentaires, réalisera la prothèse en 3D grâce à une imprimante spécifique : une technologie à la fois inédite et innovante. Le troisième partenaire, la société Immersion est un des leader Européens de la réalité augmentée. Elle va générer des outils d’aide à la pose de cette prothèse. D’autres partenaires ont également été associés au projet, pas moins d’une dizaine au total, tels que l’institut de recherche technologique (IRT B-com), ID2Santé.  Le Latim (incluant l’UBO, et l’IMTA et l’INSERM) porte et coordonne le projet. Le CHRU de Brest a quant à lui financé le montage du projet et constitue le parteanire clinique majeur.

 Le laboratoire Latim fait partie de la Fédération Hospitalo-Universitaire (FHU) TECHSAN qui a également joué un rôle dans l’obtention de ce financement.  Cette fédération regroupe des équipes de recherche brestoises et rennaises. Elle a pour objet de développer de nouveaux dispositifs médicaux et d’accélérer l’accès aux nouvelles technologies pour les patients du territoire. Cette véritable alliance de partenaires industriels, va également permettre la création d’une quinzaine d’emplois au total. « La recherche génère de l’emploi et ce beau projet est d’ores et déjà un succès pour nos équipes » conclut Pr Eric Stindel.

 

 

 

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 26 mai 2017

La recherche s'expose à l'aéroport de Brest: soutenez-la!

Le CHRU de Brest à la pointe de la recherche 

La recherche est l’une des trois missions fondamentales du CHRU de Brest, aux côtés du soin et de l’enseignement : elle permet de mieux comprendre les phénomènes favorisant la santé, d’évaluer l’état de santé d’une région, mais aussi de diffuser rapidement les innovations thérapeutiques auprès des populations. Avec ses 9 équipes de recherche (dont 4 INSERM), ses 2 fédérations hospitalo-universitaires et un groupement fédératif d’excellence en génétique, le CHRU de Brest dispose d’une activité de recherche translationnelle et clinique particulièrement active, servie par un des plus importants Centres d’Investigations cliniques INSERM français en termes d’effectifs : 71 personnes et plus de 500 études en cours.

 Pour le CHRU, c’est la garantie de garder sa position de leadership sur ses projets internationaux, tout en renforçant et en ouvrant d’autres portes entre acteurs de la société civile et chercheurs. 

Réunir population, professionnels et entreprises 

Le Fonds de dotation Innoveo s’adresse aux particuliers, aux entreprises et aux associations du territoire qui veulent soutenir et financer les actions  de recherche menées en Bretagne Occidentale contribuant à améliorer l’efficacité des prises en charge et la qualité de vie des patients.

 Innoveo va également permettre de financer les équipements nécessaires à la mise en œuvre des protocoles de recherche et des innovations médicales.

 La campagne d’appel aux dons vise trois axes de recherche :  

L’enfance : en développant les recherches dans le domaine des nouvelles technologies de santé. En favorisant également un projet axé sur les soins prodigués aux grands prématurés.  

La médecine de précision : pour permettre au CHRU d’aboutir à des stratégies diagnostiques et thérapeutiques de plus en plus précises et personnalisées grâce aux nouvelles générations de technologies des séquençages du génome, d’analyse cellulaire, à la chirurgie et la médecine assistée par ordinateur, l’imagerie fonctionnelle...  

La pathologie vasculaire : avec une visibilité européenne dans ce domaine et sa participation aux réseaux nationaux et internationaux les plus en pointes, le CHRU de Brest est l’un des leaders dans l’expérimentation des médicaments de cette pathologie souvent méconnue, mais aux conséquences importantes.

 Jean-Guy Le FLoch, PDG D’Armor Lux et Parrain d’INNOVEO

 « Je suis très honoré d’être l’ambassadeur d’INNOVEO. La recherche en santé dans le Finistère doit être une priorité. Je suis confiant dans notre capacité à nous mobiliser pour la recherche médicale ». 

Retrouvez tous les détails sur les projets : 

Les premiers projets de recherche innovants soutenus par le Fonds INNOVEO 

Le projet du Professeur Sizun : Pour soutenir les grands prématurés 

Le projet du Professeur Férec : Pour mieux prévenir l’embolie pulmonaire  

Le projet du Docteur Pasquier : Pour la prévention des fausses couches  

Le projet du Professeur Brochard : Pour que tous les enfants marchent 

Le projet du Professeur Stindel : Pour une chirurgie de précision 

Tous les détails sur les projets et les possibilités de participation : www.fonds-innoveo.bzh 

 

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 13 novembre 2017

Journée Mondiale de la BPCO le 16 novembre 2017 au CHRU de Brest

La BPCO qu’est-ce que c’est ?

La Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive est une maladie respiratoire chronique caractérisée par une obstruction permanente et progressive non réversible des voies aériennes.

 C’est un enjeu de santé publique mondial, national et Breton !

 Deuxième maladie respiratoire après l’asthme.

Sa principale cause est le tabagisme. Au moins 80% des BPCO sont dues au tabac.

L’arrêt du tabac stoppe la dégradation accélérée de la fonction respiratoire

L’exposition professionnelle à certains polluants est également un facteur de risque bien identifié.

De plus, le tabagisme et l’exposition professionnelle ont des effets cumulatifs.

Selon les prévisions de l’OMS elle sera 3èmecause de mortalité en 2030 .

En France, on estime à 3,5 millions le nombre de personnes touchées. 

Maladie silencieuse, 2/3 des patients ignorent qu’ils sont atteints.

17 000 morts par an, soit 3 fois plus que les accidents de la route.

La Bretagne figure parmi les 3 régions les plus touchées avec un taux de mortalité supérieur de 10 à 20 % à la moyenne nationale.

55% des malades sont des hommes et 45% des femmes.

Le thème défini cette année à l’occasion de la journée mondiale de la BPCO est « Femmes et BPCO ».

La surmortalité féminine liée à la BPCO ne fait aucun doute. Selon Santé Publique France, celle-ci augmente chaque année de 1,7% alors

qu’elle est stable chez l’homme depuis les années 1975.

Ce rôle du tabac vaut pour l’homme comme la femme à la différence près que celle-ci est encore plus vulnérable.

« Je tousse, je crache, je m’essouffle »

Ces symptômes qui paraissent normaux pour le fumeur ne le sont pas. Quand ils apparaissent il est déjà trop tard d’où l’importance d’un dépistage précoce.

 Dans l’optique d’une coordination ville/hôpital, un projet de recherche expérimental a été lancé en juin 2017 dans le Finistère pour un dépistage précoce de cette pathologie.

Cette étude  UNANIME, « Une approche synergique deNtistes- phArmaciens kiNésithérapeutes-Infirmiers- MédEcins »  associe les URPS

« Union Régionale des Professionnels de Santé » de Bretagne et le CHRU de Brest

Ce projet réunit  40 professionnels de santé qui ont été formés et équipés afin de repérer les patients à haut risque.

Ce multirepérage précoce doit permettre d’améliorer l’orientation du patient vers son médecin traitant puis un pneumologue pour une inclusion dans un parcours de soins adapté.

 

N’oublions pas que la santé, ça se soigne !

Le CHRU participe à la campagne nationale et propose de 10H00 à 16H00 un stand d’information avec possibilité de tester son souffle  dans le Hall de l'hopital la Cavale Blanche 

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 02 novembre 2017

Gazette de l'innovation : Prise en charge de l’anorexie mentale : une place pour la réalité virtuelle ?

Damien Clus, Stéphanie Montavon, Sofian Berrouiguet, Michel Walter.

 

Les patients souffrant d’anorexie mentale présentent des habitudes alimentaires pathologiques et une tendance à la surestimation de leur poids et de leurs formes. L’anorexie mentale est une maladie psychiatrique à haut risque de rechute, au coût de santé publique important et au taux de mortalité le plus élevé des troubles psychiatriques (suicide, complications somatiques). Les complications somatiques et psychiques sont nombreuses : défaillance cardiaque, ostéoporose, infertilité, dépression, suicide. Son évolution est faite de rechutes, de chronicisation de sa symptomatologie responsable d’une désinsertion sociale. La persistance des troubles de l'image corporelle (distorsion et insatisfaction corporelle) constitue un facteur de risque de rechute. L’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire (TCA) d’origine multifactorielle: facteurs personnels de vulnérabilité psychologique, biologique et génétique, et facteurs d’environnement, familiaux mais également socioculturels (importance de l’image du corps dans nos sociétés) (1).

 

Selon le rapport de la Haute Autorité de Santé (HAS) datant de Juin 2010 (2), il est recommandé que la prise en charge globale du patient souffrant de TCA comprenne un volet psychologique. Cette prise en charge a pour objectif notamment de l’investir dans sa réhabilitation physique et nutritionnelle. Le choix de la psychothérapie est fait en fonction du patient, voire de son entourage, de son âge, de sa motivation et du stade d’évolution de la maladie. La composante perceptuelle de l’image du corps est abordée au cours du suivi psychothérapeutique avec l’utilisation possible de photographie, vidéo, sans consensus défini. Il existe un intérêt actuel à améliorer la prévention et les interventions thérapeutiques, en axant la prise en charge sur ces perturbations. Les nouvelles technologies ont permis récemment d’ouvrir de nouvelles perspectives.

 

La réalité virtuelle (RV) peut se définir comme une technologie informatique reproduisant un environnement, réel ou imaginaire, et simulant la présence, l'environnement physique d'un utilisateur pour permettre une interaction de ce dernier en sollicitant ses sens (vue, toucher, ouïe, odorat…). Contrairement aux méthodes conventionnelles (l’exposition réelle à la situation, l'exposition par l'imagination guidée, etc…), la RV expose les sujets à des environnements interactifs en trois dimensions simulant une situation réelle, spécifique. Les expérimentations virtuelles permettent également un contrôle strict des variables mesurées, un enregistrement des données avec supervision simultanée de l’exposition par le personnel soignant. Cette innovation technologique a été utilisée aussi dans le secteur de la santé mentale, pour la réhabilitation de patients atteints de schizophrénie, pour le traitement de la symptomatologie d’état de stress post traumatique ou encore pour la prise en charge des troubles phobiques (3).

 

Le Dr Damien Clus, assistant hospitalier dans le service du Pr Michel Walter, conduit au Centre Hospitalier Régional et Universitaire (C.H.R.U) de Brest, en collaboration avec le Centre Européen de Réalité Virtuelle, une étude évaluant l’acceptabilité d’une nouvelle application de réalité virtuelle permettant de travailler avec les patientes souffrant d’anorexie mentale sur leurs troubles de l’image corporelle à partir d’un avatar (représentation virtuelle d’une personne). L’étude REVAM  (REalité Virtuelle et Anorexie Mentale) associera plusieurs outils innovants pour favoriser l’immersion dans le milieu virtuel et une meilleure identification du sujet à son avatar : reproduction des mouvements (Kinect), modification de la morphologie de l’avatar (Morphing 3D), matériel visuel immersif (visiocasque type Occulus Rift) et synchronisation visuo tactile (principe Rubber Hand Illusion). Cette étude sera la première en réalité virtuelle à utiliser une vue « 3 ème personne » (avatar vu de dos) et la combinaison de ces différentes technologies pour une population anorexique. La représentation de dos de l’avatar permettra aux patientes de mieux s’identifier à ce personnage numérique, cette visualisation étant moins discriminante que celle de face. Elle permettra aussi de travailler sur des zones anatomiques significatives pour cette population (hanches, fesses, cuisses).

 

Munies d’un visiocasque haute résolution type Occulus Rift, les patientes seront en immersion dans une pièce virtuelle où un avatar à la morphologie féminine leur sera présenté.

Grâce à la Kinect permettant une capture de mouvement grâce à une caméra, les mouvements des patientes seront reproduits sur l’avatar, assurant une bonne corrélation visuomotrice entre le sujet et sa reproduction virtuelle.

 

Dans un premier temps, la patiente sera invitée à choisir son avatar parmi une base de données de silhouettes déjà créées. Elle sélectionnera l’avatar lui ressemblant le plus, le plus proche de sa morphologie actuelle. Les patientes anorexiques choisissent des avatars plus larges qu’elles ne sont.

 

Une fois, cette opération effectuée, la patiente visualise son avatar de dos dans une simple scène 3D représentant une pièce classique. Une stimulation synchrone visuo-tactile à l’aide d’un bâton et la coordination des mouvements entre l’avatar et le sujet permettent une illusion de propriété des patientes sur leur corps virtuel. Cette association a montré des résultats concluants lors de précédentes études et permet une identification au corps virtuel.

La silhouette sélectionnée sera réduite progressivement, identiquement pour toutes les patientes par le logiciel informatique. 

Les résultats de notre étude évaluant l’acceptabilité de cette technique seront prochainement soumis à publication. Nous souhaitons, à terme, permettre une meilleure réappropriation des nouvelles limites du corps lorsque la patiente a atteint un IMC très bas et habituer la patiente à l’image de son corps en phase de prise de poids qui accompagne toute prise en charge.

 

 

Bibliographie

 ADDIN ZOTERO_BIBL {"custom":[]}
CSL_BIBLIOGRAPHY
1.         Zipfel S, Giel KE, Bulik CM, Hay P, Schmidt U. Anorexia nervosa: aetiology, assessment, and treatment. Lancet Psychiatry. déc 2015;2(12):1099‑111.

2.         Haute Autorité de Santé. Recommandations de bonne pratique - Anorexie mentale: prise en charge. 2010.

3.         Mishkind MC, Norr AM, Katz AC, Reger GM. Review of Virtual Reality Treatment in Psychiatry: Evidence Versus Current Diffusion and Use. Curr Psychiatry Rep. 18 sept 2017;19(11):80.


 

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 17 octobre 2017

Journée Mondiale de l'AVC - jeudi 19 octobre 2017

 

Journée Mondiale de l’Accident Vasculaire Cérébral :

L’AVC n’est pas une fatalité : l’éviter, c’est savoir le détecter

Jeudi 19 Octobre 2017

Hall d’accueil de la Cavale Blanche de 9h à 17h

Dépistage possible

Conférence inédite à 17h sur la thématique :

« L’AVC : quelles innovations et quelles préventions ? Par le Professeur Serge TIMSIT

 

Mieux comprendre : identifier pour agir vite

L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) touche 1 personne toutes les 5 secondes dans le monde.

L’Organisation Mondiale de la Santé parle de pandémie et projette une augmentation de l’incidence des AVC passant de 16 millions en 2005 à 23 millions en 2030.

En France, chaque année, 155 000 nouvelles personnes sont touchées par un AVC, une toutes les 4 minutes. C’est l’une des principales causes de mortalité en France, la première pour les femmes, la première cause de handicap acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence.

Près de 800 000 français sont touchés aujourd’hui et plus de 500 000 en gardent des handicaps.

Les AVC sont constitués de 85% d’accidents ischémiques (une artère qui se bouche et n’irrigue plus une partie du cerveau, AIC) et 15% d’hémorragie intra-cérébrale. On estime à environ 10 000 nouveaux AVC par an en Bretagne.

 

Prévenir l’AVC : c’est possible aujourd’hui !

 

90% des risques d’AVC dépendent de 10 facteurs de risque modifiables :

 

1.       L’hypertension artérielle

2.       Le tabagisme

3.       Le rapport taille-tour de hanche élevé

4.       La sédentarité

5.       L’alimentation défavorable à la santé

6.       Le cholestérol

7.       Les facteurs psycho-sociaux (stress, dépression, évènements de la vie)

8.       Les causes cardiaques (troubles du rythme cardiaque : fibrillation atriale ou flutter, infarctus du myocarde, prothèse valvulaire, rhumatisme articulaire aigu)

9.       La consommation d’alcool excessive (plus de 14 verres par semaine chez les femmes et 21 chez les hommes)

10.   Le diabète

 

80% des AVC pourraient être évités en contrôlant au mieux ces facteurs de risque.

 

A l’occasion de la journée mondiale de l’AVC, le Pr TIMSIT, chef de service de Neurologie au CHRU de Brest, et son équipe organisent le jeudi 19 octobre 2017 une journée d’information ouverte à tous, sur les manières de prévenir, détecter et agir face à un accident vasculaire cérébral.

Une conférence inédite : cette conférence est gratuite et ouverte à tous. Elle abordera les innovations dans le domaine de l’AVC (inscription obligatoire auprès de anais.briec@chu-brest.fr )

 

 




O'Donnell MJ - Global and regional effects of potentially modifiable risk factors associated with acute stroke in 32 countries (INTERSTROKE): a case-control study - Lancet. 2016; 388:761-775.

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 12 octobre 2017

Le CHRU de Brest aux couleurs d’octobre rose le 17 octobre 2017

Le CHRU de Brest aux couleurs d’octobre rose

Dans le cadre du mois dédié au cancer du sein, le service de cancérologie et le service de gynécologie du CHRU de Brest s’engagent à travers une journée spécifique pour informer, sensibiliser et réaffirmer haut et fort son engagement pour la santé des femmes.

Quelques chiffres

Le cancer du sein est à la fois le plus fréquent et le plus meurtrier chez la femme en France.

54 000 nouveaux casde cancer du sein chaque année en France
1 femme sur 8développera un cancer du sein
15% des cancers du sein sont dépistés à un stade très précoce

En octobre, en partenariat avec la ville de Brest et le laboratoire Roche, le CHRU propose  stands  et ateliers de sensibilisation à l’autopalpation dans le hall du bâtiment 5 de l’hôpital Morvan de 10h00 à 16h30.

L’auto-palpation peut aider à un dépistage précoce du cancer du sein

 

L’auto-palpation, ou examen de palpation des seins, permet de sensibiliser les femmes de tout âge au cancer du sein en leur apprenant les gestes simples à connaitre. L’auto-palpation s’effectue à l’aide de trois doigts, et après avoir inspecté visuellement ses seins face à un miroir. On recommande aux femmes de réaliser l’autopalpation une fois par mois.

En plus de la consultation annuelle et des mammographies, l’auto-palpation peut aider à un dépistage précoce du cancer du sein. Il est important de transmettre aux jeunes le désir d'aimer leur corps, de mieux le connaître pour mieux le protéger. Lorsque le cancer du sein est détecté tôt, le taux de survie à 5 ans est de 99%, selon l'Institut national du cancer.

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 09 octobre 2017

Le Dr Jean-Yvon ROUDAUT : Chevalier dans l’ordre national du mérite

Le Dr Jean-Yvon ROUDAUT : Chevalier dans l’ordre national du mérite

Le Dr Jean-Yvon ROUDAUT, cardiologue, responsable du service de Cardiologie de l’hôpital de Carhaix a été nommé au rang de Chevalier dans l’ordre national du Mérite lors de la cérémonie qui s’est déroulée à Carhaix, samedi 7 Octobre 2017.

Le Dr Roudaut s’est vu remettre la médaille par Monsieur Richard FERRAND, Député, ancien Ministre, en présence de Monsieur Philippe El Saïr, Directeur général du CHRU de Brest et de Monsieur Jean-Pierre Hémon, Président de la Commission Santé du Conseil de développement au Pays de COB.

Un Chevalier au parcours exemplaire

Avec l’obtention de son bac littéraire en 1969, Monsieur Roudaut entame des études de médecine à la Faculté de Brest pour devenir cardiologue. Il présente sa thèse en 1981 et obtient le concours de praticien hospitalier en 1983.

Dès 1981, il intègre le centre hospitalier de Carhaix comme attaché cardiologue, hôpital auquel il restera fidèle pendant toute sa carrière.

En 1996, il est responsable du service de cardiologie à temps partiel puis consacrera tout son temps au service dès 2004.

Cardiologue compétent, dévoué, et d’une disponibilité rare, Jean-Yvon Roudaut force le respect.

Au centre hospitalier de Carhaix et bien au-delà, de par ses qualités professionnelles et son humanisme, il a acquis une reconnaissance qui emporte l’adhésion des patients, des familles, des acteurs libéraux et hospitaliers de la santé.

Son engagement pour un service public de santé de qualité et de proximité est exemplaire et constant. Il s’est également largement investi dans la défense de l’hôpital de Carhaix en 2008 en devenant le Président de son comité de développement.

Son implication juste, réfléchie et mesurée a permis d’aboutir à la fusion avec le CHRU de Brest et a participé au maintien pertinent de services hospitaliers de qualité en Centre Bretagne.

Une contribution remarquable

Le Dr Roudaut :

- a contribué à la fusion entre le CHRU de Brest et l’hôpital de Carhaix en 2009 et a souligné les bénéfices de celle-ci pour chaque institution : « Le CHRU de Brest, à mon sens, a toujours tiré vers le haut notre structure hospitalière du Centre Ouest Bretagne : il en ressort une plus grande sérénité dans l’activité hospitalière et surtout un regain de confiance de la population ».

- a souligné le développement de certaines unités telles que la médecine gériatrique et les soins palliatifs sous l’impulsion du Dr Samuel Duhamel.

- a soutenu le développement des consultations externes à l’hôpital de Carhaix dans les domaines de l’ORL, la rhumatologie, la dermatologie, l’ophtalmologie, la gastro-entérologie et la pneumologie.

- a également favorisé de nombreuses actions de prévention cardio-vasculaire (Parcours du Coeur, conférences Université du temps libre)

- a toujours affirmé son plus profond respect pour les chercheurs brestois et son intérêt pour le Fonds du CHRU de Brest : Innoveo, qui a récemment vu le jour.

- a témoigné toute sa reconnaissance à l’équipe du service de Cardiologie de Carhaix, et également à Dr Irène Frachon, au Professeur Bertrand Fenoll – Président de la Commission médicale d’Etablissement - au Pays COB et aux pompiers volontaires dont le rôle a toujours été majeur et exemplaire dans la prise en charge des patients.

- remercie vivement Monsieur Richard FERRAND, Monsieur Philippe El Saïr, ainsi que Monsieur Jean-Pierre Hémon dont le dévouement mérite également les honneurs.

- remercie Mme Soizic KERBRAT pour l’organisation et le bon déroulement de cette cérémonie.

Le Dr Jean-Yvon Roudaut, en tant que professionnel investi, a oeuvré toute sa carrière pour les valeurs de son métier avec sérieux, humilité.

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 27 septembre 2017

Mardi 17 octobre - Journée dédiée à la prise en charge des filles atteintes du syndrome de Turner

Consulter le programme de la journée du 17 octobre 

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 19 septembre 2017

Le Pr Misery reçoit le Prix Herman Musaph en psycho-dermatologie

Une récompense prestigieuse et internationale pour le Pr Misery, chef du service de Dermatologie au CHRU de Brest et Directeur du Laboratoire de Neurosciences. Interview.

Une vision nouvelle de la dermatologie

Bien que reposant sur des bases de plus en plus solides, la psycho-dermatologie reste encore trop peu développée dans le monde « Nous sommes les seuls en France à proposer aux patients des consultations conjointes de psycho-dermatologie» explique le Pr Misery, chef du service de dermatologie et directeur du Laboratoire de Neurosciences au CHRU de Brest.

« Nous avons obtenu ce prix pour trois raisons. Premièrement, la création de notre consultation conjointe reste inédite en France. Cette association n’est pas si simple car elle nécessite une parfaite collaboration entre un psychiatre ou un psychologue et un dermatologue. Au-delà de l’expertise médicale, il s’agit avant tout d’une compréhension réciproque de deux domaines distincts et d’un engagement fort afin de comprendre la discipline d’un confrère » souligne le chef de service. « La deuxième raison : c’est le laboratoire de Neurosciences à Brest et les travaux de recherche menés. Nous sommes parvenus à démontrer l’étroite relation entretenue entre la peau et le système nerveux. Enfin, la troisième raison réside dans le traitement des maladies : plusieurs études nous ont permis de démontrer  que certaines pathologies étaient concernées par la psycho-dermatologie. Par exemple : le psoriasis, l’eczéma  atopique, la pelade, l’acné, toutes ces maladies sont liées à une situation de stress ou de dépression qui ne provoque pas la maladie mais qui peut l’aggraver. Le stress va induire le relarguage de neuromédiateurs dans le sang et dans la peau, ce qui va aggraver l’inflammation. L’interaction entre la peau et le psychisme est donc extrêmement forte. En tant que médecins, nous avons le sentiment d’apporter beaucoup au patient, grâce à cette double expertise.».

 

La plus grande distinction 

Le Prix Herman Musaph a été remis au Professeur Misery le 21 Juin dernier à Brest, lors du congrès européen en psycho-dermatologie. Ce prix souligne l’engagement et la qualité des travaux menés. Il est synonyme d’une grande reconnaissance envers le chef de service pour l’ensemble du travail accompli. « J’ai été le premier surpris à recevoir ce prix : je ne m’y attendais pas du tout », explique le Pr Misery. « C’est une grande fierté et je ressens énormément de joie».

Herman Musaph était un éminent dermo-psychologue néerlandais, ancien déporté, ayant lancé la psycho-dermatologie une fois revenu des camps de concentration. Il est devenu un médecin polyvalent et un conférencier émérite  qui se distingua dans les domaines de la psycho-dermatologie, la  sexologie et la psychotraumatologie. Son œuvre est un appel passionné au développement et à la protection d'une vie affective harmonieuse. Il a créé le congrès européen de psycho-dermatologie, dont la 17 ème édition s’est tenue du 21 au 23 Juin 2017 à Brest.

 

Prochaines étapes

 

« Aujourd’hui, la psycho-dermatologie est davantage prise en compte alors qu’elle était réellement négligée par le passé » souligne Pr Misery. « Elle vise à permettre de nouveaux traitements médicamenteux et une meilleure prise en charge du patient. Les conséquences pour le patient sont immédiates. En les comprenant mieux, nous parviendrons à mieux traiter ces pathologies. » Notre prochaine grande étape sera de poursuivre le développement du laboratoire de Neurosciences (que nous appelons aussi le LIEN), qui se focalise sur le prurit (la démangeaison), en incluant les aspects biologiques, cliniques ou psychiques». Le laboratoire serait labellisable INSERM dans 4 ans « il nous reste du chemin, c’est à construire, mais nous sommes en bonne voie » conclut le Pr Misery.

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 07 août 2017

Mon métier, Ma passion

Pages