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Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 31 août 2017

Prothèse de genou connectée : Brest à l’honneur

 

 

 

 

 

 

L’équipe brestoise du Latim (Laboratoire de traitement de l’information médicale, unité Inserm 1101, incluant l’UBO, l’IMTA, le CHRU de Brest et l’INSERM) vient de décrocher une subvention de 7.9 M€ destinée au projet intitulé FollowKnee ou prothèse du genou connectée, au financement global de 24 M€. Une première pour ces équipes dont le projet de recherche permettra des avancées significatives pour les patients. Une prothèse de genou connectée, intégrant de petits capteurs capables de signaler une infection ou tout défaut mécanique de la prothèse. Le Professeur Eric Stindel, Directeur du Latim, porteur du projet, nous détaille ces  avancées.

 

 

 

Une reconnaissance majeure 

 L’originalité de cet appel à projet pour la recherche hospitalo-universitaire en santé est d’associer obligatoirement la recherche, la santé et les entreprises. L’objectif dans 5 ans est d’obtenir un produit commercialisable avec une évaluation clinique des résultats.  « Pour le patient, cela va tout changer » explique le Pr Stindel. « Il s’agit d’une vraie innovation (pour ne pas dire « révolution ») qui va permettre la mise en place d’un nouveau dispositif. Le patient va pouvoir en bénéficier en pré-opératoire (avant l’opération) mais aussi en post-opératoire (après son opération) à domicile.  Une croissance de 600% des poses de prothèses de genou est attendue entre aujourd’hui et 2030. L’an dernier, en France, près de 80.000 prothèses du genou ont été posées, contre 150.000 prothèses de la hanche » souligne le directeur du Latim.

 Le smartphone au service du patient

 « Pour le patient, cette avancée signifie d’abord plus de sécurité. Le patient bénéficiera d’une prothèse de genou posée à l’aide de technique de réalité augmentée. Il pourra ainsi récupérer à domicile via son smartphone des informations relatives à sa prothèse. Une fois en séance de rééducation avec son kinésithérapeute, il pourra également récupérer ces mesures, qu’il transmettra, s’il le souhaite, à son chirurgien. Il s’agit de respecter la sécurité du patient tout en préservant sa vie privée et l’éthique de notre métier » souligne Pr Stindel. « Nous ne sommes pas big brother ! Loin de nous l’idée d’être intrusifs. Il s’agit de rassurer les patients, de leur permettre d’obtenir ces informations de manière ponctuelle quand ils le souhaitent et d’assurer la sécurité de leur santé ». Une fois ces données reçues, l’objectif sera d’apporter un conseil au patient quant aux exercices qu’il peut pratiquer, mais aussi de rechercher les infections précoces qui peuvent parfois être associées à ce type d’opération. En cas de signaux d’infection, le patient entrera rapidement dans une filière de dépistage : le suivi sera, par conséquent, plus personnalisé et plus précoce.

 Des partenaires industriels de poids

 Même si ce partenariat est d’abord d’envergure régionale, les capteurs intégrés à la prothèse vont être développés par le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) de Grenoble, l’un des quatre partenaires industriels. Le premier partenaire du projet est la société Imascap, start-up créée par un doctorant du Latim en 2009, et qui sera en charge de la commercialisation du produit. La société SLS, quant-à elle, initialement spécialisée dans les implants dentaires, réalisera la prothèse en 3D grâce à une imprimante spécifique : une technologie à la fois inédite et innovante. Le troisième partenaire, la société Immersion est un des leader Européens de la réalité augmentée. Elle va générer des outils d’aide à la pose de cette prothèse. D’autres partenaires ont également été associés au projet, pas moins d’une dizaine au total, tels que l’institut de recherche technologique (IRT B-com), ID2Santé.  Le Latim (incluant l’UBO, et l’IMTA et l’INSERM) porte et coordonne le projet. Le CHRU de Brest a quant à lui financé le montage du projet et constitue le parteanire clinique majeur.

 Le laboratoire Latim fait partie de la Fédération Hospitalo-Universitaire (FHU) TECHSAN qui a également joué un rôle dans l’obtention de ce financement.  Cette fédération regroupe des équipes de recherche brestoises et rennaises. Elle a pour objet de développer de nouveaux dispositifs médicaux et d’accélérer l’accès aux nouvelles technologies pour les patients du territoire. Cette véritable alliance de partenaires industriels, va également permettre la création d’une quinzaine d’emplois au total. « La recherche génère de l’emploi et ce beau projet est d’ores et déjà un succès pour nos équipes » conclut Pr Eric Stindel.

 

 

 

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Publié le 26 mai 2017

La recherche s'expose à l'aéroport de Brest: soutenez-la!

Le CHRU de Brest à la pointe de la recherche 

La recherche est l’une des trois missions fondamentales du CHRU de Brest, aux côtés du soin et de l’enseignement : elle permet de mieux comprendre les phénomènes favorisant la santé, d’évaluer l’état de santé d’une région, mais aussi de diffuser rapidement les innovations thérapeutiques auprès des populations. Avec ses 9 équipes de recherche (dont 4 INSERM), ses 2 fédérations hospitalo-universitaires et un groupement fédératif d’excellence en génétique, le CHRU de Brest dispose d’une activité de recherche translationnelle et clinique particulièrement active, servie par un des plus importants Centres d’Investigations cliniques INSERM français en termes d’effectifs : 71 personnes et plus de 500 études en cours.

 Pour le CHRU, c’est la garantie de garder sa position de leadership sur ses projets internationaux, tout en renforçant et en ouvrant d’autres portes entre acteurs de la société civile et chercheurs. 

Réunir population, professionnels et entreprises 

Le Fonds de dotation Innoveo s’adresse aux particuliers, aux entreprises et aux associations du territoire qui veulent soutenir et financer les actions  de recherche menées en Bretagne Occidentale contribuant à améliorer l’efficacité des prises en charge et la qualité de vie des patients.

 Innoveo va également permettre de financer les équipements nécessaires à la mise en œuvre des protocoles de recherche et des innovations médicales.

 La campagne d’appel aux dons vise trois axes de recherche :  

L’enfance : en développant les recherches dans le domaine des nouvelles technologies de santé. En favorisant également un projet axé sur les soins prodigués aux grands prématurés.  

La médecine de précision : pour permettre au CHRU d’aboutir à des stratégies diagnostiques et thérapeutiques de plus en plus précises et personnalisées grâce aux nouvelles générations de technologies des séquençages du génome, d’analyse cellulaire, à la chirurgie et la médecine assistée par ordinateur, l’imagerie fonctionnelle...  

La pathologie vasculaire : avec une visibilité européenne dans ce domaine et sa participation aux réseaux nationaux et internationaux les plus en pointes, le CHRU de Brest est l’un des leaders dans l’expérimentation des médicaments de cette pathologie souvent méconnue, mais aux conséquences importantes.

 Jean-Guy Le FLoch, PDG D’Armor Lux et Parrain d’INNOVEO

 « Je suis très honoré d’être l’ambassadeur d’INNOVEO. La recherche en santé dans le Finistère doit être une priorité. Je suis confiant dans notre capacité à nous mobiliser pour la recherche médicale ». 

Retrouvez tous les détails sur les projets : 

Les premiers projets de recherche innovants soutenus par le Fonds INNOVEO 

Le projet du Professeur Sizun : Pour soutenir les grands prématurés 

Le projet du Professeur Férec : Pour mieux prévenir l’embolie pulmonaire  

Le projet du Docteur Pasquier : Pour la prévention des fausses couches  

Le projet du Professeur Brochard : Pour que tous les enfants marchent 

Le projet du Professeur Stindel : Pour une chirurgie de précision 

Tous les détails sur les projets et les possibilités de participation : www.fonds-innoveo.bzh 

 

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Publié le 19 septembre 2017

Le Pr Misery reçoit le Prix Herman Musaph en psycho-dermatologie

Une récompense prestigieuse et internationale pour le Pr Misery, chef du service de Dermatologie au CHRU de Brest et Directeur du Laboratoire de Neurosciences. Interview.

Une vision nouvelle de la dermatologie

Bien que reposant sur des bases de plus en plus solides, la psycho-dermatologie reste encore trop peu développée dans le monde « Nous sommes les seuls en France à proposer aux patients des consultations conjointes de psycho-dermatologie» explique le Pr Misery, chef du service de dermatologie et directeur du Laboratoire de Neurosciences au CHRU de Brest.

« Nous avons obtenu ce prix pour trois raisons. Premièrement, la création de notre consultation conjointe reste inédite en France. Cette association n’est pas si simple car elle nécessite une parfaite collaboration entre un psychiatre ou un psychologue et un dermatologue. Au-delà de l’expertise médicale, il s’agit avant tout d’une compréhension réciproque de deux domaines distincts et d’un engagement fort afin de comprendre la discipline d’un confrère » souligne le chef de service. « La deuxième raison : c’est le laboratoire de Neurosciences à Brest et les travaux de recherche menés. Nous sommes parvenus à démontrer l’étroite relation entretenue entre la peau et le système nerveux. Enfin, la troisième raison réside dans le traitement des maladies : plusieurs études nous ont permis de démontrer  que certaines pathologies étaient concernées par la psycho-dermatologie. Par exemple : le psoriasis, l’eczéma  atopique, la pelade, l’acné, toutes ces maladies sont liées à une situation de stress ou de dépression qui ne provoque pas la maladie mais qui peut l’aggraver. Le stress va induire le relarguage de neuromédiateurs dans le sang et dans la peau, ce qui va aggraver l’inflammation. L’interaction entre la peau et le psychisme est donc extrêmement forte. En tant que médecins, nous avons le sentiment d’apporter beaucoup au patient, grâce à cette double expertise.».

 

La plus grande distinction 

Le Prix Herman Musaph a été remis au Professeur Misery le 21 Juin dernier à Brest, lors du congrès européen en psycho-dermatologie. Ce prix souligne l’engagement et la qualité des travaux menés. Il est synonyme d’une grande reconnaissance envers le chef de service pour l’ensemble du travail accompli. « J’ai été le premier surpris à recevoir ce prix : je ne m’y attendais pas du tout », explique le Pr Misery. « C’est une grande fierté et je ressens énormément de joie».

Herman Musaph était un éminent dermo-psychologue néerlandais, ancien déporté, ayant lancé la psycho-dermatologie une fois revenu des camps de concentration. Il est devenu un médecin polyvalent et un conférencier émérite  qui se distingua dans les domaines de la psycho-dermatologie, la  sexologie et la psychotraumatologie. Son œuvre est un appel passionné au développement et à la protection d'une vie affective harmonieuse. Il a créé le congrès européen de psycho-dermatologie, dont la 17 ème édition s’est tenue du 21 au 23 Juin 2017 à Brest.

 

Prochaines étapes

 

« Aujourd’hui, la psycho-dermatologie est davantage prise en compte alors qu’elle était réellement négligée par le passé » souligne Pr Misery. « Elle vise à permettre de nouveaux traitements médicamenteux et une meilleure prise en charge du patient. Les conséquences pour le patient sont immédiates. En les comprenant mieux, nous parviendrons à mieux traiter ces pathologies. » Notre prochaine grande étape sera de poursuivre le développement du laboratoire de Neurosciences (que nous appelons aussi le LIEN), qui se focalise sur le prurit (la démangeaison), en incluant les aspects biologiques, cliniques ou psychiques». Le laboratoire serait labellisable INSERM dans 4 ans « il nous reste du chemin, c’est à construire, mais nous sommes en bonne voie » conclut le Pr Misery.

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Publié le 07 août 2017

Mon métier, Ma passion

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Publié le 03 août 2017

La gazette de l’innovation fait peau neuve avec une nouvelle mouture estivale 2017

 

La gazette de l'innovation est née il y a deux ans à l'initiative du président de la CME Pr Bertrand Fenoll, du directeur de la recherche clinique Rémi Brajeul et d’une poignée de médecins se proposant de communiquer sur les projets de recherche innovant du CHRU.

La gazette revient cette année avec un nouveau format proposant à un public plus large de soignants mais aussi d'usagers des soins une présentation des plus récents projets de recherche dans lequel est impliqué le CHRU de Brest. Il s'agit de présenter son une forme accessible des projets faisant intervenir un haut niveau scientifique et technologique au service des soins.

Au total, ce sont plus de 12 articles qui seront proposés chaque année et toutes les spécialités seront représentées. Les articles mentionneront les publications de références pour que les plus curieux des lecteurs puissent y trouver le détail du projet.

Cette initiative veut s'inscrire dans ce qui fait aussi l'essence du CHRU de Brest : la simplicité et l’excellence ! 

Chaque mois, vous découvrirez un article. Chaque article sera également relayé via le compte twitter de notre établissement afin de faire connaître au public les atouts de notre CHRU.

Pour marquer cette nouvelle édition, nous avons exceptionnellement sélectionné 2 sujets ce mois-ci :

-          La révolution des immunothérapies anticancéreuses : l’exemple du cancer du poumon (non à petites cellules) par le Docteur Gilles Quéré, Pneumologue à l’Institut de cancérologie et d’hématologie en l’établissement

-          Faecalibacterium prausnitzii, à vos souhaits ! De la microbiologie à la médecine diagnostique, pronostique et thérapeutique par le Docteur Geneviève Héry-Arnaud, Bactériologiste en l’établissement

Vous souhaitant bonne lecture. 

 

Consulter le site

 

 

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Publié le 15 juin 2017

Procréation : Zoom sur la fécondation in vitro au CHRU de Brest avec le Dr Chabaud

Centre d’aide à la fertilité

Forte hausse des FIV au CHRU de Brest

 

Les tentatives de fécondation in vitro (FIV) réalisées dans le service de gynécologie-obstétrique du CHRU de Brest sont passées de 221 en 2015 à 375 en 2016. Et elles devraient connaître encore une plus forte augmentation en 2017.

Rien que pour le premier trimestre 2017, le centre d’aide à la fertilité a enregistré 246 tentatives de FIV, ce qui promet une forte hausse à la fin de l’année. Une augmentation de l’activité qui coïncide avec l’arrivée du Dr Jean-Jacques Chabaud. Gynécologue spécialisé dans l’assistance médicale à la procréation (AMP), il a quitté à l’automne dernier la clinique Pasteur pour rejoindre les locaux flambant neufs du centre d’aide à la fertilité du CHRU de Brest. Avec une mission : augmenter l’activité du service. « Nous y sommes parvenus très rapidement, cette augmentation nous permettant d’étayer les résultats sur davantage de tentatives. » Avec un taux de fécondation de 75 %, ces résultats sont plutôt bons, dans la moyenne nationale. Dans 30 % des cas, une grossesse est obtenue dès la première tentative, « un très bon résultat », commente le Dr Chabaud. De même, 35 % des femmes qui ont une tentative de FIV peuvent bénéficier d’une congélation d’embryons avec un taux de récupération de plus de 90 %, ce qui augmente les chances d’une grossesse par tentative. « Nous utilisons la congélation par vitrification, une technique que nous avons mise en œuvre en 2014 », note le Dr Damien Beauvillard, en charge du laboratoire.

 

Don d’ovocytes en 2018

Le centre d’aide à la fertilité offre plusieurs techniques d’assistance médicale à la procréation :

- La stimulation ovarienne,
- L'insémination intra-utérine (IU),
- La fécondation in vitro (FIV) classique,
- La fécondation in vitro ISCI, technique consistant à introduire un spermatozoïde par micro-injection dans l'ovocyte,
- La congélation d'embryons.
Par ailleurs, l’équipe médicale propose une stratégie de préservation pour les personnes atteintes d’une maladie dont les traitements altèrent la fertilité. Chez la femme : congélation d’un ovaire, d’ovocytes ou, selon la situation maritale, d’embryons. Chez l'homme : autoconservation de sperme.
Enfin, si le don de sperme est agréé depuis 2016 à Brest, le don d’ovocytes pourra être pratiqué à partir de 2018.

 

Consulter l'article du télégramme 

 

 

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Publié le 13 mars 2017

INNOVEO : Donnez pour mieux prévenir l'embolie pulmonaire

Soutenir INNOVEO, c’est :

contribuer à l’amélioration de l’efficacité des prises en charge et de la qualité de vie des patients ;

- toute action de recherche biomédicale, fondamentale ou translationnelle menée dans le cadre des axes d’excellence du territoire ;

- toute action pédagogique innovante facilitant l’apprentissage et l’acquisition de l’expertise, dans une logique d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins ;

- l’ensemble des personnels et des équipements nécessaires à la mise en œuvre des protocoles de recherche et des innovations médicales.

- permettre au CHRU de garder le leadership sur ses projets internationaux, de développer et de renforcer les collaborations entre la société civile et les chercheurs.

 

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Publié le 07 mars 2017

Portes ouvertes de l 'IFMK et de l'école de sages-femmes

Au programme des ces portes ouvertes :

Ecole de sages-femmes

Un stand PACES pour les cursus des 4 professions médicales, un accueil personnalisé par les étudiants et enseignants, un atelier sur les méthodes pédagogiques développées à l'école de sages-femmes ainsi qu'une conférence métier sur les modes d'exercice constitueront également le programme de la journée du samedi 11 mars 2017 sur le site de l'UFR de Médecine et Sciences de la santé- Pôle santé de l'UBO.

Présentation ESF

Institut de formation des masseurs-kinésithérapeutes

Présentation et ateliers techniques

Présentation IFMK

 

Site de l'UFR de Médecine et Sciences de la santé-Pôle santé de l'UBO

Samedi 11 mars 2017, 9h-17h

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Publié le 06 mars 2017

Conférence "Bien se soigner c'est d'abord être bien nourri"

Actualités et dossiers spéciaux

Publié le 06 mars 2017

De Brest à Madrid, les objets connectés au service de la santé

Dans le cadre des 10 ans de la mobilité scientifique franco-espagnole, le Dr Sofian Berrouiguet a été reçu à l’ambassade de France de Madrid le 14 février dernier pour présenter au secrétaire d’État à la recherche espagnol les projets conduits en santé mentale à Brest, qui pourraient être implantés en Espagne. L’ambassade a ainsi témoigné de son soutien à cette coopération scientifique franco-espagnole.

 

Interview

 

Dr Sofian Berrouiguet, dans quel cadre avez-vous commencé à travailler sur ce projet ?

Le projet a démarré dans le cadre de mon année de mobilité au CHU de Madrid - de 2014 à 2015 - et concerne le développement d’outils connectés dans la gestion des risques en santé mentale. Ce travail comporte 2 axes : la gestion des risques liés aux prescriptions et la gestion des risques liés au suicide. Historiquement, Madrid est un acteur important dans ce dernier domaine : parallèlement, au CHRU de Brest, étant donné la sur-suicidalité « caractéristique » de la Bretagne, le Professeur Walter a toujours travaillé sur ce sujet. La gestion des risques suicidaires a déjà été développée à Brest avec un dispositif qui utilise le SMS.

 

En quoi consiste votre dispositif ?

Le dispositif de gestion des risques liés à la prescription est concrétisé par une application web consultable par le médecin et le patient. Exemple : un patient décrit des troubles du sommeil, son médecin va lui prescrire un traitement somnifère. Plutôt qu’une visite de contrôle 1 à 2 mois plus tard, le patient va transmettre des informations sur son état de santé via un questionnaire ou des objets connectés (smartphone, montre.). S’il dort bien au bout d’une semaine, cela peut permettre au médecin d’alléger, voire d’arrêter le traitement. Si au contraire les troubles du sommeil sont toujours d’actualité, ou qu’il supporte mal le médicament, on peut générer un rendez-vous en urgence chez le médecin.

 

Où en est actuellement ce projet ?

Nous sommes en train de développer le système qui permettra d’indexer et de hiérarchiser les dossiers des patients par ordre d’urgence. À Brest, nous allons conduire une étude d’acceptabilité auprès de 30 patients. Ils nous donneront ensuite leurs impressions : nous devrions commencer cette étude en mars ou en avril 2017.

À Madrid, les 2 axes du projet sont toujours en cours : 35 000 patients participent à l’étude de la gestion des risques suicidaires. Les objets connectés vont être testés simultanément à Brest et Madrid en ce mois de février, notamment sur les troubles du sommeil.

 

Que représente le soutien renouvelé de l’ambassade sur vos travaux ?

C’est une recommandation précieuse que nous sommes allés chercher avec le professeur Lenca, chercheur en informatique au sein de l’IMT Atlantique, qui est notamment spécialisé dans la fouille de données. Ce soutien est important car il nous donne une visibilité supplémentaire aux yeux des instances espagnoles, notamment dans le but d’obtenir une bourse d’ambassade à laquelle nous candidatons.

 

 

 

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